L'esprit du Dojo


 Kamiza Shumeikan pet format Dojo Ecole Nationale d'Aikido FFAB

C'est un lieu public dédié à l'accueil des pratiquants, ou des futurs pratiquants.
À ce titre, vous trouverez les dispositions légales installées sur le panneau d'affichage.

Ce lieu qui porte le nom de DŌJO suppose une pratique réalisée sur un tatami. Le plus souvent, la structure est un gymnase, à distance d’une architecture traditionnelle. néanmoins, il est opportun d’entrer dans le dojo avec un esprit propice à l'essence du BUDŌ. Cet endroit sobre et propre possède des repères spatiaux précis.

  • Sur le mur d'honneur nommé KAMIZA est placé parfois une calligraphie ou un sabre, et également le portrait du fondateur de l’Aïkido O’Sensei.  L’enseignant chargé du cours s’y positionne en début et en fin de séance. Dans la mesure du possible, ce mur fera face à la porte d’entrée du dojo.
  • À droite, le mur nommé JOSEKI accueille les techniciens lors d’un enseignement avec plusieurs intervenants.
  • En face, le mur nommé SHIMOZA accueille les élèves par ordre d’ancienneté : les plus anciens placés à droite, les plus débutants à gauche.

- avec une ambiance 2R : REISHIKI et REIGISAHO

L’exercice du code formel REISHIKI participe à l’acquisition des valeurs propres à l’Aïkido. Les différents saluts formalisent les repères spatiaux du dojo, mais également la juste place de chacun. D’autres points du reishiki font référence à l’entraînement : entretien du dojo (nettoyage en début et en fin de cours…), attitude des personnes (ponctualité, courtoisie, posture, tenue vestimentaire), comportement avec les armes (salut, placement, passage de l’objet à autrui…).
L’Etiquette équilibre la vie du groupe et sécurise la pratique. Elle soutient la maladresse et la vicissitude liées à l’apprentissage, invitant le pratiquant à canaliser toute colère, peur, doute ou confusion inhérents à l’apprentissage d’une discipline martiale. Le silence et l’attitude de chacun créent une atmosphère courtoise et sereine; le pratiquant devenant plus attentif aux sensations nécessaires pour progresser corps et âme dans la pratique.
REIGISAHO, au moyen du code  RESHIKI, devient une première expression du SHISEI et du KOKYU : une présence à soi-même et aux autres ; du KAMAE et du ZANSHIN : l’accès à une perception élargie de l’espace ; d’ARUKIKATA: la disponibilité des appuis. Le REIGISAHO se développe au dojo et dans la vie quotidienne ; il se retrouve dans tous les temps de la pratique de l'aïkido: stages, passages de grades, démonstrations, examens d'enseignement.
Me Tamura nous dit qu’à ce stade, l’étiquette devient "l’expression de l’humanité du cœur".

Cette relation au monde s’exerce dans les détails, et perfectionne votre état de vigilance. La démarche s’est intériorisée, un rythme, une posture plus intime émergent. De la rigueur initiale du code reishiki, on entre dans un espace paradoxal, altruiste et paisible, en éveil, REIGISAHO, au plus près d’une martialité nommée BUDŌ.